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Combattre la xénophobie requiert l’éducation selon les panélistes au sommet des Africités


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Les récentes  attaques contre les étrangers en Afrique du Sud sont revenus sous les feux des projecteurs lorsque les délégués participant au 7eme sommet des Africités à sandton ont discutés du sujet de la discrimination au sein de leurs sociétés respectives.

Un panel diversifié comprenant des délégués de plusieurs pays se sont penchés sur le sujet de la ‘Solidarité mondiale pour la diversité, inclusion et non-discrimination’ au troisième jour du sommet qui se tient au centre de conférence de sandton.

Loganathan Naidoo, conseiller municipal dans la ville d’eThekwini,  faisait partie du panel d’experts de plusieurs pays et a dit qu’après les récentes attaques contre les étrangers, il eut le besoin de mobiliser les communautés pour faire de la sensibilisation sur les questions de migration.

Il a dit que la forme de violence qui a été utilisée contre les étrangers n’est pas commune à la société sud-africaine.

“Ce qui est nécessaire, c’est un haut niveau d’éducation au sein des communautés. Nos citoyens ont besoin de comprendre ce qui cause la migration. Nous avons besoin d’introduire cette tolérance et cette compréhension parmi nos populations pour réduire les menaces sur les questions relatives à  la migration ainsi qu’aux questions relatives à la xénophobie. A-t’il dit.

Apres le déclenchement des attaques au début de cette année, le Président sud-africain Jacob Zuma a mis en place une équipe interministérielle pour combattre les défis relatifs à la migration, la  sécurité et le développement des affaires dans les zones affectées.  

Naidoo a dit que suite aux attaques, les autorités locales ont mis en œuvre plusieurs  interventions pour conscientiser les communautés. Cela comprenait entre autres de demander au groupe musical lauréat de plusieurs prix, Ladysmith Black Mambazo de décourager la xénophobie à travers leur musique, ce qui selon lui a eu un impact considérable.  

Il a dit qu’entre-temps l’assistance avait été également donnée aux étrangers déplacés après les attaques pour les réintégrer  au sein des communautés. Cela incluaient que les autorités locales communiquent des messages rassurants aux personnes déplacées ainsi qu’aux communautés pour prévenir des instabilités ultérieures et gérer le processus.  

Par ailleurs, des abris alternatifs avaient été fournis aux étrangers déplacés durant les attaques et ils avaient la latitude de quitter les camps comme et quand ils le voulaient de sorte qu’ils ne se sentent pas discriminés.